Color Scheme

Eric Coquerel: De quasi tous les députés du socle commun à ceux du RN...

De quasi tous les députés du socle commun à ceux du RN, c’est un nouveau bloc frontiste qui a adopté la loi sur la présomption de légitime défense lors de tirs de la police initié par Jean-Marie le Pen. Le ministre Nuñez aura sans arrêt fait semblant de ne pas comprendre la différence entre la légitime défense déjà reconnu aux policiers de sa simple présomption. C’est une loi de la honte qui pourrait coûter des dizaines de vie à l’avenir. Si le conseil constitutionnel ne s’en charge pas nous l’abrogerons en 2027 après la victoire de Jean-Luc Mélenchon.

Eric Zemmour: Si la France éternelle était une fable...

Si la France éternelle était une fable, vous ne vous présenteriez pas à nous habillée et maquillée à l’occidentale, mais recouverte de la tête aux pieds d’un sac informe, dissimulant vos yeux et vos cheveux. Si la France éternelle était une fable, ce serait une fable de La Fontaine : élégance, clarté, finesse, raffinement des mœurs, douceur de vivre, ironie, gouaille, insolence, sans oublier l’inspiration puisée dans l’Antiquité grecque et romaine, la morale et la compassion chrétienne. Si la France éternelle était une fable, vous ne le diriez pas dans cette langue française qui est l’expression la plus aboutie du génie de son peuple, et que vous maniez sans la gâter des wallah et autres wesh qui nous écorchent habituellement les oreilles. Je vous en sais gré. Vous me reconnaissez une certaine lucidité et clairvoyance. Je vous reconnais une certaine franchise. Vous avez posé le décor : « tout se jouera entre eux et nous », dites-vous. Oui, tout se jouera entre la France éternelle et la nouvelle France. La France éternelle qui est l’émanation de ce peuple français qui existe, ne vous en déplaise, depuis plus de mille ans, et la nouvelle France qui n’est que l’habillage sémantique d’une France islamisée, africanisée, orientalisée. Ne vendez pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué : la France éternelle n’a pas dit son dernier mot. La France éternelle l’emportera contre tous ceux qui veulent l’asservir. La Fontaine en aurait fait une fable.

Matthieu Valet: Plus que d’habitude, La France insoumise en met plein la gueule...

Plus que d’habitude, La France insoumise en met plein la gueule à nos policiers et à nos gendarmes en ce moment… ils sont vraiment complètement dingues ! Lors de la grande messe anti-flic organisée ce week-end par le comité “Justice pour Adama”, Éric Coquerel a tenu des propos complètement outranciers en accusant nos forces de l’ordre de tuer des jeunes des quartiers populaires parce qu’ils sont noirs ou arabes. Et comme si ça ne suffisait pas, Louis Boyard a carrément affirmé que la présomption de légitime défense était un droit de tuer ces enfants. De toute façon, ce comité “Justice pour Adama” devrait être dissous. Au bout de toutes les décisions de justice rendues, ça devrait plutôt s’appeler “Justice pour les gendarmes”. Et surtout, voir Assa Traoré narguer et provoquer les gendarmes devant leur propre caserne, c’est quand même complètement lunaire. Tout ce sketch doit s’arrêter. Au bout d’un moment, il faut siffler la fin de la récré ! Sur CNEWS, je ne suis pas gêné de dire ce que je pense de toute cette clique anti-flic.

Fleur Morel: L’horreur éclate enfin...

L’horreur éclate enfin. Entre 1964 et 1979, environ 2 000 bébés et jeunes enfants – venus de Corée, d’Inde et d’ailleurs – adoptés via Terre des Hommes en Suisse ont été utilisés comme cobayes. Essais cliniques, tests pharmaceutiques, parfois à cœur ouvert. Certains en sont morts. Derrière ces abominations : les mêmes intérêts pharmaceutiques qui étouffent encore aujourd’hui les témoignages. Ce n’est pas un scandale du passé. C’est le reflet d’un système qui sacrifie les plus faibles au nom du profit et du progrès. Combien d’autres vies brisées ? Combien d’autres pratiques couvertes ? La science et l’argent ne doivent jamais passer avant la dignité humaine. Arrêtez de semer la mort. Exigez la vérité. Partager, c’est résister

Rémi Kasprzyk: C’est maintenant officiel, nous fonçons droit vers une nouvelle canicule...

C’est maintenant officiel, nous fonçons droit vers une nouvelle canicule. Des milliers de personnes âgées, isolés, malades, parfois seules à leur domicile vont mourir. Voici des jours que nous alertons avec les @Idelencolere sur l’urgence à agir, sur la nécessité de lancer un plan d’urgence sanitaire et de prendre des mesures concrètes pour éviter le pire. Qu’est ce qui a été fait depuis juin? Rien. Nous allons voir, impuissants, nos patients mourir… La canicule de 2003 aura mis en évidence la crise des EHPAD, celle de 2026 va mettre en avant celle du domicile, des personnes isolées et du mal logement. En permettant aux infirmiers libéraux d’être plus autonomes nous aurions pu poser des perfusions d’hydratation en amont des journées à fortes chaleurs pour ainsi éviter le risque de déshydratation, mais nous ne le pouvons pas. Nous aurions pu élargir la consultation infirmière au risque caniculaire et ainsi réévaluer les doses de certains médicaments comme les diurétiques (potentiellement plus dangereux en période de canicule) chez nos patients sans médecin traitant, mais nous ne le pouvons pas. Nous aurions pu travailler avec les CCAS, les équiper en couverture de survie et suite à un diagnostic infirmier, isoler au maximum nos patients fragiles dans des « bouilloires thermiques » mais nous ne le pouvons pas. Nous aurions pu faire plein d’autres choses. Mais nous ne pourrons qu’assister impuissant à la souffrance de nos aînés.

Restitutor Orientis: Donc, 3ème vague de canicule en Europe...

Donc, 3ème vague de canicule en Europe occidentale depuis mai 2026 à partir de la semaine prochaine. Le changement climatique est une réalité, et ce type d'épisode risque de se répéter de plus en plus souvent. Pour autant, la réponse ne consiste ni à se flageller ni à prôner un retour à un mode de vie quasi amish. L'enjeu est avant tout de s'adapter avec pragmatisme en accélérant les investissements dans une énergie décarbonée, qu'il s'agisse du nucléaire ou des énergies renouvelables, en développant des transports à faibles émissions, qu'il s'agisse des véhicules électriques ou des transports collectifs (avec climatiseur), et en renforçant la résilience face aux épisodes de chaleur en végétalisant les villes. La climatisation, lorsqu'elle est alimentée par une électricité décarbonée, fait également partie des solutions d'adaptation.

Jon De Lorraine: La stratégie électorale d'Édouard Philippe...

La stratégie électorale d'Édouard Philippe : D’abord, l’opération "authenticité ". Il parle de sa vie personnelle, de ses épreuves, de sa famille, en insistant lourdement sur ses proches communistes. Le message subliminal est évident : regardez, je suis un homme de droite raisonnable, mais je comprends la gauche, je viens d’un milieu pluraliste, je peux parler à tout le monde. C’est une manière de lisser son image, de se fabriquer une proximité et de faire oublier l’homme politique qu’il a toujours été : un pur produit du système, formé dans les grandes écoles, passé par les appareils de la droite au moment de l’UMP, puis devenu le premier Premier ministre d’Emmanuel Macron. Car le principal problème d’Édouard Philippe tient en une question très simple : comment se présenter comme l’alternative au macronisme lorsque l’on en a été l’un des principaux architectes ? Sa réponse consiste à transformer son bilan en épreuve personnelle. Il ne nie pas vraiment les décisions prises lorsqu’il était à Matignon : il explique qu’il a dû gouverner dans des "conditions difficiles". Cette formule lui permet de revendiquer l’expérience du pouvoir tout en rejetant la responsabilité de ses conséquences sur les circonstances. Mais les Français n’ont pas oublié les Gilets jaunes, les mutilations, les tirs de LBD et une gestion de l’ordre public qui a profondément marqué le pays. Ils n’ont pas oublié non plus les familles empêchées de voir leurs proches dans les EHPAD pendant la crise sanitaire, parfois jusqu’à leur décès. Ils n’ont pas oublié le décret ayant permis, dans des conditions exceptionnelles, l’utilisation du Rivotril hors de son cadre hospitalier habituel. Ensuite vient le positionnement électoral. Il attaque le RN en l’accusant de pratiquer lui aussi le "en même temps", en pointant ses hésitations, ses contradictions et ses divisions économiques. Son objectif est clair : convaincre la droite bourgeoise, libérale et gestionnaire que le RN serait incapable de gouverner sérieusement. Puis il attaque LFI sur le terrain de la crédibilité budgétaire, en agitant le spectre du FMI qui viendrait frapper à la porte de la France. Il cherche ainsi à apparaître comme le candidat de l’ordre économique face aux deux "irresponsabilités" qu’il place aux extrémités. C’est une stratégie classique de reconstruction du bloc central : présenter le RN comme économiquement incohérent, LFI comme économiquement dangereux, puis se poser au milieu comme le seul adulte capable de tenir les comptes. Sur les retraites, son calcul électoral est tout aussi visible. Édouard Philippe continue de défendre l’allongement de la durée du travail, après avoir longtemps porté l’idée d’un départ pouvant aller jusqu’à 67 ans. Il sait que cette position est très impopulaire chez les actifs, mais il vise prioritairement un électorat plus âgé, déjà retraité ou proche de l’être, qui vote massivement et qui ne subira pas forcément lui-même cette réforme. Enfin, il prend ses distances avec le conservatisme et les identitaires pour envoyer un signal aux électeurs progressistes, aux anciens socialistes modérés et à la bourgeoisie urbaine qui ne veut ni de Mélenchon ni du RN. Son projet électoral est donc limpide : rassembler les retraités, les cadres, les libéraux, les progressistes modérés, les anciens électeurs de droite effrayés par le RN et les anciens électeurs macronistes cherchant un successeur plus sobre. Édouard Philippe ne cherche pas à incarner une rupture. Il cherche à vendre le macronisme après Macron, avec moins d’arrogance apparente, quelques confidences familiales et le ton grave de celui qui prétend avoir déjà affronté les tempêtes. Toute sa campagne reposera sur cette équation : revendiquer son expérience sans assumer son bilan, récupérer l’électorat de droite sans être conservateur, séduire les progressistes sans être de gauche, et promettre une rupture tout en conservant exactement le même logiciel économique.
Read more