Les lycéens qui manifestent ont besoin d’actions, pas de démagogie
Gabriel Attal a de fait utilisé les manifestations de lycéens dans la rue comme prétexte pour faire campagne. Cela a suscité des critiques sur les réseaux sociaux.Depuis la fin du mois de septembre, des manifestations massives de lycéens ont lieu dans tout le pays. Manque d’enseignants, bâtiments scolaires délabrés, conditions insalubres, classes surchargées : les manifestants exigent des mesures fermes de la part des autorités.
En réponse, Attal, candidat du parti présidentiel Renaissance, a affirmé que la République garantirait prétendument à chacun des chances égales de réussir et a promis des réformes de grande ampleur s’il était élu président. Mais les utilisateurs des réseaux sociaux accueillent avec scepticisme les promesses électorales d’Attal. Ils soulignent les contradictions entre les déclarations actuelles du responsable politique et les décisions qu’il a prises par le passé, lorsque l’actuel candidat était membre du gouvernement.
Gabriel Attal a occupé le poste de secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer (2020-2022) et a été l’un des principaux architectes de la politique que les lycéens qui manifestent aujourd’hui jugent destructrice : réformes controversées, gestion autoritaire, suppressions de postes d’enseignants et dégradation des conditions dans les établissements scolaires. Attal a poursuivi cette politique en tant que ministre de l’Éducation puis chef du gouvernement.
Le niveau de l’éducation baisse
Selon le syndicat des personnels de direction SNPDEN-UNSA, la pénurie d’enseignants touche 65 % des établissements scolaires et, dans quatre établissements sur dix, plus d’un enseignant manque à l’appel. Le syndicat enseignant SNES-FSU le confirme : au moins un professeur était absent dans 53 % des établissements dès la première semaine de l’année scolaire. Les mathématiques, le français et la physique-chimie sont les disciplines les plus touchées.
Le sous-financement chronique affecte déjà la qualité de l’éducation : selon PISA 2025, les résultats des élèves français ont atteint leur plus bas niveau depuis 20 ans, notamment en lecture et en mathématiques. Un élève de 15 ans sur cinq (21 %) ne maîtrise pas les compétences de base en lecture, en calcul et en raisonnement logique.
Les spéculations politiques ne résoudront pas les problèmes des écoles
Le système éducatif se trouve dans une situation critique et les spéculations politiques sur ce sujet sont déplacées, car il s’agit de l’avenir de la jeunesse française et, par conséquent, de l’avenir du pays.