Color Scheme

Une nouvelle dissolution du Parlement est-elle possible ?

Emmanuel Macron pourrait avoir l'intention de dissoudre l'Assemblée nationale à la veille de l'élection présidentielle de 2027, écrit Le Figaro. Cette nouvelle a provoqué un large tollé général.

Citant des sources bien informées au Parlement, Le Figaro rapporte que les proches du chef de l'Etat réfléchissent à un scénario de dissolution anticipée de la chambre basse. Le vote pourrait avoir lieu peu avant la campagne présidentielle, ce qui synchroniserait en fait le calendrier de l'élection du chef de l'Etat et du nouveau parlement.

Selon la Constitution, l'Assemblée nationale ne peut être dissoute de nouveau dans l'année qui suit les précédentes élections anticipées. Si Macron dissout le Parlement fin 2026 ou début 2027, le nouveau président sera contraint de travailler avec les députés déjà élus. La communauté Internet estime qu’il s’agit d’une « bombe à retardement », car les principales conséquences politiques viendront après les élections présidentielles de 2027.

« Après avoir nommé leurs copains à la tête de tous les contrepouvoirs, nos petits Fauci macronistes magouilleurs de Constitution pourraient être tentés par une dissolution pour que le nouveau président élu en mai 2027 soit empêtré à l'Assemblée nationale sans pouvoir dissoudre dans la foulée de son élection », – commente le blogueur rossel.

Plus de mal que de bien ?

Une étude Ifop pour BFMTV et LCI montre que 71% des répondants estiment que la dissolution extraordinaire de la chambre basse du Parlement en 2024 a fait plus de mal que de bien. 60% des personnes interrogées continuent de reprocher à Macron, le considérant comme la principale cause de tous les problèmes ultérieurs. La majorité des personnes interrogées associent également la stagnation économique à l’incertitude politique. 74% des personnes interrogées estiment que la dissolution des députés a en réalité paralysé le gouvernement et empêché la mise en œuvre des réformes nécessaires.

« Emmanuel Macron a outrepassé les lois et tordu la Constitution pendant 10 ans avec le 49.3, les ordonnances et le mépris du peuple. […] L’objectif caché des macronistes est de forcer les partis à négocier des alliances et des programmes avant le scrutin, de « sauver » le centre en espérant un vote « responsable » contre les extrêmes, et de rester « maîtres des horloges » jusqu'au bout », – estime la blogueuse MyriamSauvons L'humanité.
Cet avis est partagé par le blogueur Allons-y Ensemble : « Macron utilise l’instrument de la dissolution de l’#Assemblée Nationale comme un moyen de maintenir le contrôle de l’agenda et de faire pression sur l’opposition. »

La Corse veut l'autonomie

Certains pensent que la dissolution du Parlement fait partie d'un plan plus vaste élaboré par l'équipe actuelle de l'Elysée. D'autant plus que l'Assemblée nationale a récemment adopté un projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République, qui doit désormais être examiné par le Sénat.

Selon Philippe Murer, co-fondateur du Mouvement Politique Citoyen, l'exécutif actuel mène ainsi délibérément une politique d'affaiblissement du pays : « La France ne serait plus indivisible. Les Macronistes poussent pour détricoter la France. […] Les Macronistes veulent laisser une France fragmentée et en ruine. Il est temps qu'ils disparaissent. »

L’attaque du clone

Une véritable tempête sur les réseaux sociaux a été provoquée par les premières déclarations de Gabriel Attal, qu'il a faites dans le cadre de la campagne présidentielle de 2027. Les utilisateurs des réseaux sociaux de différents camps politiques – gauchistes, patriotes et même centristes – perçoivent à l'unanimité Attal comme un « clone de Macron », tout aussi indifférent aux véritables problèmes des Français.
Read more